Quelques notes sur les concessions dans
la Grande-Côte en 1729 et 1739


La seigneurie des Mille-Îles est concédée une première fois en 1683 à Michel-Sidrac du Gué de Boisbriand. Comme il n'y a pas concédé de terres à des censitaires de son vivant, la seigneurie est réunie au domaine du roi le 1er mars 1714. Elle est reconcédée le 5 mars aux deux gendres de du Gué de Boisbriand, Charles-Gaspard Piot de Langloiserie et Jean Petit. En 1718, les deux beaux-frères conviennent de se partager la seigneurie. Langloiserie aura la partie Est (aujourd'hui Sainte-Thérèse) et Jean Petit aura la partie Ouest (aujourd'hui Saint-Eustache).

Jean Petit n'aura cependant pas le temps de concéder lui-même de son vivant des terres sur sa partie de la seigneurie. En décembre 1729, c'est Charlotte-Élizabeth du Gué, veuve de Jean Petit et Marie-Thérèse du Gué, sa soeur, qui concèdent les cinq premières terres dans la Grande-Côte de Saint-Eustache, à partir de dix arpents de l'embouchure de la rivière du Chêne. Ces terres de quatre arpents de large chacune vont respectivement, d'Ouest en Est, à Jean-Baptiste Delage, Pierre Masson, François Dubois, Étienne Dubois et Jean-Baptiste Dubois.

Nous ne savons pas si ces cinq premiers habitants de Saint-Eustache ont effectivement défriché et immédiatement habité leurs terres. Elle sont toutes reconcédées dix ans plus tard, en avril 1739, par Eustache Lambert-Dumont qui a épousé en 1734 Charlotte-Louise Petit, fille de Jean-Petit et de Charlotte-Élizabeth du Gué. Certains ont émis l'hypothèse que les mêmes terres ont été reconcédées car elles n'avaient pas été défrichées. Nous pouvons cependant douter de cette interprétation car deux des terres ont été reconcédées aux mêmes censitaires (Pierre Masson et François Dubois) alors qu'une troisième (celle de Jean-Baptiste Delage) a été officiellement cédée davant notaire au nouveau concessionnaire.

Les 3 et 4 avril 1739, la quasi-totalité de la Grande-Côte est maintenant concédée, à l'exception d'une terre située à l'embouchure de la rivière du Chicot, qui le sera trois ans plus tard.

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Références

  • Grignon, Claude-H., «Les seigneurs des Mille-Îles sous le Régime français», dans La Revue des Deux-Montagnes, no 6, mars 1997, pages 21-29.

  • Vallières, Marc-Gabriel, «La Grande-Côte et ses maisons de pierre», dans La Revue des Deux-Montagnes, no 6, mars 1997, pages 82-98.






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