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Historique de l'immeuble
Ce site fait partie d'une terre concédée en 1756 à Pierre Paradis et qui comprend presque tout le territoire du village situé au Sud-Ouest de la rivière du Chêne, incluant le cimetière de Saint-Eustache. C'est le notaire Pierre-Rémy Gagnier qui a commencé à lotir cette terre au début de XIXe siècle, suivi de son gendre le docteur Jacques Labrie.
Le marchand William-Henry Scott a racheté le terrain après 1837 et c'est sa veuve, Marie-Marguerite Maurice dit Paquet, qui l'a cédé en 1889 à Georges Lauzon, peintre en bâtiments, entrepreneur en construction et maire de Saint-Eustache.
C'est peu de temps après qu'une première «cannerie» est établie. Cette dernière est incendiée en septembre 1905 et reconstruite par Georges Lauzon. On a alors parlé de conflit d'intérêt car Lauzon, en tant que maire du village, tentait de se faire accorder un «bonus» par la municipalité, étant lui-même propriétaire de l'entreprise... La conserverie a été en opération jusqu'aux années 1960. Le Manoir Saint-Eustache a été construit sur le site même de l'usine.
Références
- L'Avenir du Nord, 17 mars 1899, page 3; 7 avril 1899, page 3; 28 avril 1899, page 3; 7 juillet 1899, page 3.
- «Ruines fumantes d'une manufacture : Saint-Eustache perd l'une de ses principales industries», dans La Presse, 5 septembre 1905, page 14. Photos dans l'édition du lendemain, page 9.
- «La St-Eustache Canning», dans La Nation, 16 septembre 1905, page 4.
- Boileau, Gilles, «Jadis, en mai, arrivaient les touristes», dans L'Éveil, 18 août 2001, page 10. Mention de l'incendie du 4 septembre 1905 et du rachat par Georges Lauzon.