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Historique de l'immeuble
En 1845 l'abbé Patrick Burke se fait concéder un grand emplacement allant de la rue Principale (aujourd'hui rue Labelle) jusqu'à la rue Saint-Georges. Déjà curé de Saint-Jérôme depuis 1841, l'abbé Burke est devenu rapidement un grand propriétaire terrain dans l'Augmentation des Mille-Îles, achetant et revendant de nombreuses terres ainsi que des emplacements au village. Même s'il quitte sa cure l'année même où il se fait concéder cet emplacement et déménage à Côteau-du-Lac, il conserve ce terrain pendant dix ans avant de le revendre à l'arpenteur Robert Gilmour.
L'arpenteur Gilmour subdivise le terrain en trois lots. Au mois de mai 1859 il vend d'abord la partie centrale à Hortense Globensky, ancienne marchande de Sainte-Scholastique. Soeur du colonel Maximilien Globensky, chef des Loyalistes contre les Patriotes lors des événements de Saint-Eustache en 1837, Hortense est connue pour son implication dans ces événements. Elle vient s'établir à Saint-Jérôme après le décès de son mari, le marchand Guillaume Prévost.
En novembre 1859, l'arpenteur Gilmour vend la partie Sud-Ouest du terrain au notaire Joseph-Amable Hervieux, qui est arrivé à Saint-Jérôme en 1856 et qui est devenu régistrateur du comté deux ans plus tard en 1858. Le notaire Hervieux se fait alors construire une maison de pierre sur sa partie de terrain par Narcisse Vézina, un maçon de Saint-Janvier. Nous ne savons pas à quelle époque cette maison de pierre a été détruite. En 1873, le notaire agrandit son terrain en acquérant des anciens seigneurs Lefebvre de Bellefeuille la pointe située au Sud-Ouest de son lot, où se fait la jonction entre les rues Labelle et Saint-Georges, là où se situera plus tard au XXe siècle la Quincaillerie Taillon.
Références