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Historique de l'immeuble
L’histoire de la maison située au 284 de la rue Saint-Eustache, la maison Séraphin-Bélisle, est intimement liée à celle de sa voisine portant le numéro 290, la maison du meunier. Les deux maisons étaient jadis situées sur le même terrain et avaient donc, jusqu’en 1884, le même propriétaire.
Le terrain, concédé en 1792, a été occupé d’abord par le marchand John Chesser de 1798 à 1810, puis par le tanneur Georges Phillips, jusqu’en 1855. On croit que la résidence du tanneur et de son épouse, Marie Prudhomme, était située à l’extrémité nord-est du terrain, là où se trouve aujourd’hui la maison sise au 278 de la rue Saint-Eustache, alors que la tannerie était située au bord de la rivière.
Lorsque le tanneur se retire des affaires, en 1855, il vend la partie du terrain correspondant aujourd’hui à la maison Séraphin-Bélisle et à la maison du meunier au meunier Charles Bouchard. Après que le terrain soit passé, en quelques années, entre les mains de Joseph Meilleur puis de Joseph Dorion, c’est Séraphin Goyer dit Bélisle qui achète le lot en 1860. C’est lui qui va construire les deux maisons avant de les revendre séparément: d’abord la maison du meunier en 1884 à Marie-Desanges Enrichon, puis son autre résidence l’année suivante à Hector Champagne, alors étudiant en droit.
Références
- Vallières, Marc-Gabriel, «Les maisons d'ancêtres: 22. La maison Séraphin-Bélisle», dans L'Éveil, 3 mars 2001.