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Historique de l'immeuble
Ce terrain a été concédé en 1794. En 1803 Jean-Baptiste Féré, marchand, cultivateur et constructeur de moulins y établit son commerce. Son terrain est agrandi à deux reprises par des concessions et englobait la meunerie aujourd'hui située rue du Moulin, ainsi que la maison sise à droite, au 245 de la rue Saint-Eustache.
Son fils Émery, arpenteur, occupe ensuite le lot, qui est acheté en 1887 par le notaire Cyrille H. Champagne. Le marchand Émile Champagne y installe par la suite son commerce, qui est incendié le 17 avril 1910, avec tout le haut du village.
En décembre 1837, un entrepot de pierre qui est situé sur le terrain, du côté Est du magasin (là où est le 245 de la rue Saint-Eustache), est réquisitionné par l'armée anglaise qui y enferme les habitants arrêtés suite à la bataille. Cet entrepot portera par la suite le nom de «prison des patriotes», même s'il n'aura servi à cette fin que quelques jours. En 1890, le site est acquis par le marchand Émile Handgrave dit Champagne qui installe son magasin dans la maison située au coin de la rue.
La «prison des patriotes» est incendiée en même temps que le magasin en 1910. La maison actuelle, autrefois un commerce, a été construite après 1910 par Émile Champagne qui y poursuit ses activités jusqu'en 1923. Au milieu du XXe siècle, un couvoir a été opéré dans la section basse, à droite de la maison. Une autre maison a été construite près du mur du manoir Globensky, sur le site de la prison.
Références
- -, «Une conflagration détruit une partie du village historique de Saint-Eustache. L'église presbytérienne, la prison des héros de 1837 [...] sont dévastés [...]», dans La Patrie, 18 avril 1910, page 1.
- Charbonneau, Ginette, «Le lot 163 : un lieu riche en souvenirs», dans La Feuille de chêne, vol. 9, no 4, novembre 2006, pages 15-19.
- Grignon, Claude-H. et André Giroux, Le circuit historique du vieux Saint-Eustache, Saint-Eustache, Ville de Saint-Eustache, 1989, page 9.