![]() |
|
Historique de l'immeuble
La terre 51 a été concédée en 1741 à Pierre Collin. Elle s'étendait de la rivière des Mille-Îles jusqu'à la rivière du Chêne et longeait le côté Ouest de l'actuelle rue Féré. Au XIXe siècle, plusieurs emplacements sont séparés de la terre, le long de la rue Sainte-Marie, actuelle rue Boileau.
La maison qui occupait autrefois le 291, rue Boileau était un petit chalet, construit sur une étroite bande de terre entre la rue et la rivière, et qui a servi de résidence d'été au peintre Jobson Paradis. Professeur de dessin et de peinture au Conseil des Arts et Manufactures de Montréal, Paradis amenait tous les étés ses étudiants à Saint-Eustache, et le petit chalet de la rue Sainte-Marie se transformait, l'espace d'une saison, en école des beaux-arts.
Né en 1871 à Saint-Jean-sur-Richelieu, Jobson Paradis étudie d'abord à Ottawa puis à l'Université Notre-Dame, en Indiana, avant de fréquenter, à partir de 1892 l'atelier de Gérôme, à l'École des Beaux-Arts de Paris. Revenu à Montréal en 1903, il devient professeur et va enseigner à de nombreux artistes québécois, dont le peintre Marc-Aurèle Fortin et le sculpteur Alfred Laliberté, entre autres. C'est en 1907 qu'il acquiert la petite maison de Saint-Eustache, où il reviendra à tous les étés jusqu'à son décès en 1926. La maison a ensuite été habitée à tous les étés par sa fille Wanda (le peintre écrivait Vanda) jusqu'à son décès en 1991.
D'abord incendiée par des vandales, la maison a été démolie en 1995.
Références
- --, « M. Jobson Paradis, peintre de la nature canadienne », dans La Presse, 22 février 1923, page 12.
- Laberge, Albert, Peintres et écrivains d'hier et d'aujourd'hui, Montréal, [s.éd.], 1938, pages 57 à 59.
- Laliberté, Alfred, Les artistes de mon temps, Montréal, Éditions du Boréal, 1986, pages 116 à 118.
- Vallières, Marc-Gabriel, « Jobson Paradis, peintre de Saint-Eustache », dans La Revue des Deux Montagnes, numéro 10, octobre 1998, pages 91 à 96.
- Vallières, Marc-Gabriel, « Les maisons d'ancêtres: 25. Les maisons de la rue Sainte-Marie », dans L'Éveil, 26 mai 2001.