Nom :

Maison Jobson Paradis

Adresse :
 

291, rue Boileau
Saint-Eustache

Cadastre (1877) :
 

Lots 54 et 55, cadastre du Village
(lots détachés de la terre 51, Paroisse)

Cadastre (2000) :

Lot 1 697 925, cadastre du Québec

 

Date de construction :   

Vers 1907

Date de démolition :   

1995


Historique de l'immeuble

La terre 51 a été concédée en 1741 à Pierre Collin. Elle s'étendait de la rivière des Mille-Îles jusqu'à la rivière du Chêne et longeait le côté Ouest de l'actuelle rue Féré. Au XIXe siècle, plusieurs emplacements sont séparés de la terre, le long de la rue Sainte-Marie, actuelle rue Boileau.

La maison qui occupait autrefois le 291, rue Boileau était un petit chalet, construit sur une étroite bande de terre entre la rue et la rivière, et qui a servi de résidence d'été au peintre Jobson Paradis. Professeur de dessin et de peinture au Conseil des Arts et Manufactures de Montréal, Paradis amenait tous les étés ses étudiants à Saint-Eustache, et le petit chalet de la rue Sainte-Marie se transformait, l'espace d'une saison, en école des beaux-arts.

Né en 1871 à Saint-Jean-sur-Richelieu, Jobson Paradis étudie d'abord à Ottawa puis à l'Université Notre-Dame, en Indiana, avant de fréquenter, à partir de 1892 l'atelier de Gérôme, à l'École des Beaux-Arts de Paris. Revenu à Montréal en 1903, il devient professeur et va enseigner à de nombreux artistes québécois, dont le peintre Marc-Aurèle Fortin et le sculpteur Alfred Laliberté, entre autres. C'est en 1907 qu'il acquiert la petite maison de Saint-Eustache, où il reviendra à tous les étés jusqu'à son décès en 1926. La maison a ensuite été habitée à tous les étés par sa fille Wanda (le peintre écrivait Vanda) jusqu'à son décès en 1991.

D'abord incendiée par des vandales, la maison a été démolie en 1995.

Références