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Historique de l'immeuble
La maison Judd est située au 260 de la rue Boileau. Son terrain faisait à l'origine partie d'une longue terre qui s'étendait de la rivière des Mille-îles jusqu'à la rivière du Chêne, longeant la Montée du Village, devenue aujourd'hui la rue Féré. C'est d'ailleurs sur ce qui restera de cette terre, après des lotissements le long du chemin Rivière-Sud, qu'habitera Jean-Olivier Chénier, jusqu'au 14 décembre 1837. Cette terre, numéro 51 au cadastre de la paroisse, avait été concédée à Pierre Collin en 1741, puis reconcédée à Jean Baulnes en 1801. Le lotissement du terrain qui nous intéresse, le long de la rue Sainte-Marie, s'effectue en 1810, lorsque Jean Baulnes vend l'emplacement à Jean-Baptiste Spénard. L'emplacement est ensuite subdivisé dans les années 1840, puis remembré de 1848 à 1860 par le tanneur Alexis Malboeuf qui y installe son industrie. En 1874, la tannerie est achetée par Léon Gravelle, qui était auparavant tanneur à Montréal.
C'est en 1920 que Blanche puis Thomas Judd en font l'acquisition. Pendant presque quatre-vingt années, des membres de cette famille vont habiter la maison, jusqu'à il y a peu de temps.
Références
- Vallières, Marc-Gabriel, «Les maisons d'ancêtres: 25. Les maisons de la rue Sainte-Marie», dans L'Éveil, 26 mai 2001.