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Historique de l'immeuble
La terre du canton Morin sur laquelle se trouve aujourd'hui non seulement le restaurant Le Petit Poucet mais aussi le Village du Père Noël appartenait dans la seconde moitié du XIXe siècle au cultivateur Jean-Baptiste Dufresne. En 1902, lui et son épouse Flavie Ménard la donnent à leur fils Léon-Hormisdas, en même temps que deux autres terres situées plus à l'Est dans le canton Wexford. En 1926, la terre du canton Morin est acquise par George Zgeb, un récent émigré âgé de 32 ans originaire de Damas en Syrie. Devenu épicier sur la rue Notre-Dame à Montréal, ce dernier érige un fumoir à jambons sur sa terre de Val-David, probablement pour fournir en viande son établissement montréalais.
En 1945, Zgeb vend son fumoir de Val-David à Raymond-Louis Burdairon, d'origine savoyarde, qui est officiellement restaurateur à Val-Morin selon l'acte de vente, mais qui avait été auparavant chef des cuisines de plusieurs grands hôtels de Montréal. Celui-ci anime le restaurant avec son épouse Cécile Cloutier pendant plusieurs années. En 1958, Ils incorporent le restaurant sous le nom de «Au Petit Poucet Inc.», entreprise dont ils revendent leurs parts en 1962. Monsieur Burdairon décède en 1966. Détruit dans un incendie en mai 2007, le restaurant est reconstruit et ouvre à nouveau ses portes l'année suivante.
Documents
Références
- --, «Au Petit Poucet Inc.», dans Gazette officielle du Québec, 8 mars 1958, page 3. (Lettres patentes de l'incorporation).
- Deguire, Marylin, «Au Petit Poucet, de Val-David, brûle», dans Accès, 11 mai 2007.
- Mollé, Philippe, «Le Petit Poucet retrouve le chemin du succès», dans Le Devoir, 5 juillet 2008.
- Nicol, Éric, «Le Petit Poucet dévoré par les flammes», dans La Vallée, 11 mai 2007, page 6.
- Poulin, Ginette, «Le restaurant Au Petit Poucet renaît de ses cendres», dans HRImag, 19 décembre 2008.
- Richard, Diane, «Le Petit Poucet s'envole en fumée», dans L'Écho du Nord, 9 mai 2007, pages 1 et 3.