Nom :

7311, côte St-Vincent

Adresse :
 

7311, côte St-Vincent, coin du Grand-Brûlé
Mirabel (Saint-Benoît)

Terrier :
 

Terre 360, Seigneurie du Lac des
Deux-Montagnes (numérotée 160
lors de la concession)

Cadastre (1877) :

Lot 429, cadastre de Saint-Benoît

Cadastre (2000) :

Lot 2 861 022, cadastre du Québec

Date(s) de construction :   

Entre 1806 et 1867.


Historique de l'immeuble

Les débuts de cette maison demeurent encore pour l'instant nébuleux. Les incendies de Saint-Benoît en 1837 et du Palais de justice de Hull le 26 avril 1900 ont causé la destruction de plusieurs greffes de notaires, dont celui d'igance Raizenne, de Saint-Benoît, et celui de Jean-Georges Lebel, de Saint-Hermas. Le texte de plusieurs actes de la chaînes des titres étant manquant, nous ne pouvons dater la construction de cette maison. En 1806, il n'y avait aucun bâtiment sur l'emplacement. De 1816 à 1862, les actes notariés mentionnent une maison, mais sans en spécifier le matériau. En 1867, la maison de pierre est mentionnée pour la première fois.

En 1896 s'y sont déroulés les événements qui ont mené à un procès qui a fait date dans l'histoire judiciaire des Deux-Montagnes. Ils mettent en scène Marie-Praxède Groulx, une veuve remariée en 1863 avec Joseph Jammes dit Carrière. Après trente-trois ans de ce second mariage, elle demande à la Cour Supérieure de lui accorder la séparation d'avec son mari, invoquant notamment les pratiques homosexuelles de ce dernier. La maison est vendue suite à ce procès. Elle sert aujourd'hui de bâtiment de ferme.

Références

  • Trudeau, Jocelyne F., «Les dossiers judiciaires : À Saint-Benoît, Marie-Praxède Groulx versus Joseph James dit Carrière», dans La Feuille de chêne, vol. 14, no 2, juin 2011, pages 8-10.