Nom :

Maison James Walker

Adresse :
 

1455, chemin Principal
Saint-Joseph-du-Lac

Terrier de St-Sulpice : 

Lot 42

Cadastre (1877) :

Lot 379, cadastre de la Paroisse de Saint-Joseph-du-Lac

Cadastre (2000) :

Lot 1 733 135, cadastre du Québec

Date(s) de construction :   

1828


Historique de l'immeuble

C'est en 1820, peu après son arrivée d'Écosse, que James Walker achète une première terre sur la côte Saint-Joseph, alors située dans la paroisse de Saint-Benoît. Il s'y établit comme cultivateur et comme marchand.

«Le 7 octobre 1828, [il] signe un contrat avec Eustache et Pierre Lebrun dit Saint-Antoine, tous deux maçons de Saint-Eustache, pour lui construire les murs de pierre d'une maison, sur la devanture de sa terre. En plus de donner les dimensions de la maison, le contrat mentionne que les murs extérieurs devront être crépis, afin d'être par la suite blanchis à la chaux. De plus, des cavités devront être réservées dans l'épaisseur des murs à l'intérieur de la maison, afin d'y aménager des armoires encastrées. Les travaux devront débuter à l'automne, de façon à ce que les murs du rez-de-chaussée soient érigés avant l'hiver, et se continuer au printemps suivant. Pour leur ouvrage, les maçons recevront sept cents livres: soixante-douze durant l'automne, cent à Noël et le restant selon l'avancement des travaux. Le sieur Walker devra aussi fournir tous les hommes dont les maçons auront besoin, de même que les matériaux.

Les travaux de maçonnerie prennent cependant une année complète pour être terminés. Le 25 février 1830, James Walker signe un autre contrat avec le menuisier François Fortier de la côte Saint-Joseph. Celui-ci devra réaliser les six armoires prévues dans la muraille, fabriquer et installer huit chassis "à l'anglaise", ériger les cloisons intérieures, installer un escalier et faire de nombreux autres travaux de menuiserie pour la maison et le magasin.

James Walker ne profite malheureusement pas longtemps de sa grande maison. Le 12 août 1832, pendant l'épidémie de choléra qui sévit au Bas-Canada, il décède de cette maladie. Le 7 janvier 1833, l'inventaire de ses biens est dressé devant notaire, à la demande de sa veuve Elizabeth Stiret et en présence de deux témoins: son voisin Alexander McColl et le maître de l'école anglaise de Saint-Joseph, Stafford McCarley. On y mentionne que sur la terre de la côte Saint-Joseph, en plus de la nouvelle maison de pierre, il y en a une autre en bois, en plus de deux granges, une étable, une écurie et une remise. En plus de cette terre, Walker possédait aussi six autres terres à Saint-Joseph, ainsi que les droits de coupe de bois sur la terre de Léonard Campeau.»

- Texte tiré de l'article du 2 septembre 2000 par M.-G. Vallières.

La maison fait toujours partie de la famille puisque Madeleine Walker, qui en avait hérité en 1914 avec sa soeur Rollande lors du décès de leur grand-père James, a épousé Laurent Lafrance. La famille Lafrance y exploite encore aujourd'hui une entreprise agricole.

Références